Jacques Montagut

Jacques Montagut

Jacques Montagut s'investit pour faire connaître et reconnaître la médecine et la biologie de la reproduction ainsi que les questions éthiques soulevées par l’avancée de la connaissance dans ce domaine. Il a siégé dans différentes instances ministérielles et éthiques. Il décide aujourd’hui de favoriser la réflexion et le débat sur le site Internet de Fertile Vision.

La préservation ovocytaire par vitrification est autorisée en France depuis la loi de bioéthique de 2011. Ce choix législatif tant attendu a mis la femme à plus d’égalité de l’homme dans la conservation de ses gamètes et la préservation de sa fertilité. 

Si je fais partie de ceux qui pensent qu’il y a un âge pour être parent et un autre pour être grand-parent, la récente décision de justice1 de fixer un âge paternel limite à « environ 59 ans », remet en question la position du législateur qui, plutôt que d’imposer un couperet, laisse aux équipes pluridisciplinaires et aux couples, le soin de décider au cas par cas, pour les rares situations problématiques. Cette position de sagesse de « l’âge de procréer »2 pour les deux membres du couple est retenue par d’autres pays européens et n’a, jusqu’à présent, pas posé de sérieux problème3. L’ensemble des équipes françaises prennent en compte l’âge des deux membres du couple pour décider de leur prise en charge en PMA, depuis et avant même la première loi de bioéthique de 1994. 

En arrêtant mes activités professionnelles en 2017, j’ai souhaité donner de mon temps à la société dans laquelle j’ai exercé mes activités professionnelles de médecin et de biologiste de la reproduction, juste retour des choses envers celle qui m’a tant appris.

Elles se rajoutent aux demandes d’origine pathologique. 

Il est intéressant de voir s’opposer ceux qui considèrent qu’il n’y a pas d’objection morale pertinente à conserver des ovocytes entre les femmes en bonne santé et celles survivant d’un cancer et ceux qui au contraire estiment que l’autoconservation ovocytaire ne doit être utilisée que pour une raison médicale même pour celles survivant à un cancer, en restant limitée aux femmes en âge de procréer. Cette dernière position ne répond pas cependant aux femmes en bonne santé qui souhaiteraient préserver leurs ovocytes afin de prévenir les effets d’un cancer potentiel sur leur fertilité. 

Trois points sont abordés :

  • l'évolution des outils génétiques à notre disposition,
  • les avancées à grand pas de la recherche sur la modification du génome,
  • la réflexion éthico-juridique sur les instruments juridiques contraignants.

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